Trois principaux messages de ACI aujourd’hui, malgré le glissement latéral du marché.
Hausse des nouvelles inscriptions, baisse des ventes et stagnation des prix : quelles conséquences pour le marché immobilier cet automne ?
L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a publié ses données d’août, révélant une baisse de 0,7 % des ventes de maisons à l’échelle nationale au cours du dernier mois. Elle souligne également que, malgré la stabilité des prix des maisons depuis juillet, ceux-ci ont diminué de 3 % par rapport à l’an dernier. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions a baissé de 2 points pour s’établir à 49,1 %, ce qui nous place dans un marché équilibré, bien que légèrement favorable aux acheteurs en raison du grand nombre de nouvelles inscriptions.
Le marché immobilier sera-t-il dynamique cet automne ? Une saison automnale florissante repose sur deux éléments : le nombre d’inscriptions et les ventes. De manière encourageante, une forte augmentation des nouvelles inscriptions a été constatée à la fin août (en hausse de 3,3 %), ce qui laisse présager une hausse encore plus importante en septembre et offrira aux consommateurs un large choix de nouvelles propriétés susceptibles de stimuler leur intérêt. Quant aux ventes, il est difficile de faire des prévisions, mais la conjoncture économique générale n’est pas idéale. On pourrait bientôt entendre parler davantage de stagflation, les dernières données sur l’emploi d’août font état d’une perte de 42 000 emplois et les taux hypothécaires fixes à 5 ans sont déjà à la hausse.
Un autre facteur à prendre en compte est le moral des consommateurs. L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) le suit de plusieurs façons, mais une question importante qu’elle pose aux Canadiens porte sur leur volonté de réaliser des achats importants. Selon ses données, on observe une tendance à la hausse : de plus en plus de gens estiment que le moment est propice, et de moins en moins de gens pensent que ce n’est pas le bon moment. Un indicateur globalement positif pour l’achat d’une maison.
Quels sont les facteurs économiques qui influencent le marché immobilier automnal ? La persistance de prix élevés de l’essence a entraîné une hausse de l’inflation, qui atteint actuellement un niveau préoccupant. À cela s’ajoute la guerre commerciale et la hausse des tarifs douaniers entre le Canada et les États-Unis. De plus, la hausse des rendements obligataires se traduit par une augmentation des taux hypothécaires et autres taux d’emprunt. Le marché a d’ailleurs déjà intégré une hausse des taux dans les trois prochains mois. Il est donc important d’observer la réaction de la Banque du Canada face à ces difficultés économiques.
En résumé, voici les trois principaux messages de l’ACI aujourd’hui :
- Le marché des nouvelles inscriptions est dynamique, marquant la première moitié d’un automne animé.
- La persistance de prix élevés du carburant aura inévitablement des répercussions sur l’ensemble de l’économie et alimentera l’inflation.
- Malgré l’incertitude économique à venir, on peut s’attendre à un ralentissement de l’activité du marché immobilier cet automne, grâce à la stabilité des prix des maisons et à l’équilibre du marché.
Il est difficile de prévoir l’évolution du marché immobilier cet automne, car les indicateurs sont à la fois positifs et négatifs. Le mieux est sans doute de suivre le conseil de l’ACI, tiré de son rapport d’aujourd’hui : « C’est l’un de ces moments où il vaut mieux regarder davantage à travers le pare-brise que dans le rétroviseur. »
En résumé ? Il faut s’attendre à un marché immobilier modéré cet automne.
Merci de votre lecture. Vous remarquerez peut-être que le rapport a été légèrement modifié grâce à la contribution d’un auteur invité ; n’hésitez donc pas à nous faire part de vos commentaires sur cette version. Le Dr Sherry Cooper sera de retour le mois prochain avec son rapport habituel sur l’ACI.